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Multipotentialité : force ou…

— JOURNAL DE BORD —
Entrée 10 par Stéphan

Multipotentialité : force ou faiblesse ?

Bienvenue à vous sur cette nouvelle entrée de journal et merci pour votre présence. Celle-ci sera un peu différente des autres puisque je ne vais pas y parler d’une de mes créations, mais plutôt d’un “trait personnel”, dont découlent mes créations et leurs processus. 

Connaissez-vous la multipotentialité ? Car aujourd’hui c’est de ceci dont nous allons parler, dans un billet bien plus personnel que d’habitude…

Attention ! Dans cette entrée, je vais parler de mon parcours personnel. Le but n’est absolument pas de vous dire : “Regardez ! J’ai fait ça, c’est bien hein ?”, ou encore “Oh la la, c’est pas facile hein ?”. Pas du tout ! Mon objectif est d’expliquer un peu mieux ce qu’est la multipotentialité et de comment elle affecte mon travail et sa direction. Si mon expérience et ma réflexion peuvent aider quelqu’un dans la même situation que moi, alors c’est encore mieux.

Pourquoi en parler et dans quel but ?

Projetez-vous dans votre passé, lorsque vous étiez enfant. Vous avez certainement été dans la situation où, à l’école ou en famille, quelqu’un vous demandait ce que vous vouliez faire plus tard, ou du moins, dans quel voie vous envisagiez votre carrière. Arriviez-vous à répondre ou à avoir une idée ? Moi jamais… J’avais bien un penchant pour les Animaux, mais c’était plus parce qu’il fallait choisir quelque chose… Mon problème n’était pas tellement que je ne voulais rien faire, ou que je n’aimais rien, mais au contraire, que j’aimais beaucoup trop de choses ! Par exemple, essayez de réfléchir, vraiment et sincèrement : combien de disciplines vous passionnent, vous intéressent au point de vouloir vous jeter à fond dedans, voir d’y faire votre “carrière”… Allez-y, réfléchissez… ? Deux, trois… Dix ? Bien… En général, c’est entre 2 et 8. De mon côté aussi, je me suis prêté à l’exercice : j’ai fait cette fameuse liste (je ne vais pas vous la copier, ce serait long et inintéressant), en faisant attention à ce que ce soit des disciplines que j’ai déjà expérimentées, dans lesquelles j’ai déjà des connaissances, allant d’une base solide (mais basique) à des connaissances avancées… 47… 47 ! Imaginez-vous, 47 disciplines que j’ai déjà approchées et dont j’ai envie de tout découvrir ! Cela va de la programmation informatique IA au jardinage, en passant par la photographie, la botanique ou la neuropsychologie ! Cela vous donne une idée du “calvaire” de la sélection (encore une fois je ne me plains pas, j’expose les faits)… Et je ne parle pas des choses “qui seraient fun à essayer” ou que je ne connais pas encore… Sinon ça n’en finirait plus… Nous ne parlons pas ici de disciplines où l’on se dit : “Tiens, ça a l’air intéressant…” Mais bien de : “Oh ! Mais je veux tout découvrir ! Maintenant là ! Je peux en faire mon métier ? C’est mieux que l’autre non ? Oh !”.

Au collège déjà, j’étudiais les animaux, l’art, la science, la photographie, je réalisais des graphismes, des films amateurs, de petits sites web, je faisais de la danse, des arts martiaux… À chaque fois, je suivais (ou je suis…) le même schéma : je découvrais une discipline, je m’y plongeais à corps perdu, j’y mettais toute mon attention, tout mon temps et je devenais plutôt doué (même si, au grand désespoir de mes proches qui me disaient d’arrêter de douter, je n’en étais jamais vraiment convaincu). Et ce, quel que soit le domaine. Mais inlassablement, il arrivait toujours un point où je commençais à m’y ennuyer. Cette discipline, dans laquelle j’avais investi tant d’énergie, tant d’heures (et parfois d’argent…), perdait tout son intérêt… Mais j’y avais passé tellement de temps ! Je devais persévérer, continuer à progresser ! C’était tellement dommage : arriver à ce niveau et ne plus vouloir continuer ! Cependant plus le temps passait, plus ce sentiment d’ennui où vous vous dites “Oui, j’ai compris ouais, c’est plus si difficile maintenant !”, devenait pesant et omniprésent, bien trop pesant. Et je devais laisser tomber. Mais ce n’était rien, parce que j’avais découvert quelque chose d’autre, parfois similaire, parfois totalement différent ! Ce coup-ci c’était LA discipline ! Je pouvais m’y lancer pleinement ! Alors je le faisais… Puis ce sentiment d’ennui revenait encore et encore, quoi que je fasse… Impossible de lui échapper. Je le répète, ce n’est pas un caprice, c’est viscéral !

Vous pourriez vous dire au premier abord : “Oui d’accord, non ! Les gens comme ça ils abandonnent parce que ça devient trop compliqué, ou parce que c’est juste des caprices.” Malheureusement, c’est un peu plus compliqué que ça… (Même si nous sommes d’accord, chez certaines personnes, c’est le cas.)

Avec le temps, quand j’ai pris conscience de ce schéma, la situation est devenue plutôt angoissante, pour deux principales raisons. La première, c’est que je me demandais ce que j’allais faire de ma vie… Si je n’arrive pas à me caler sur quelque chose, est-ce que je peux vraiment devenir “expert” dans un domaine, réussir quelque part ? Est-ce que pour rentrer “dans le moule de la société” (comme on nous l’apprend à l’école…) j’allais devoir me forcer à rester dans une discipline et m’y ennuyer toute ma vie… ?
“Comme tout le monde !” certains diront (si vous saviez le nombre de fois où j’ai eu cette réflexion ou que je l’ai vu écrite dans des livres ou sur des sites…). Oui mais non… À quel moment cela est normal de s’ennuyer toute sa vie ?! C’était (et est toujours) inconcevable pour moi…

L’autre raison venait du fait que cela amène à se poser beaucoup de questions. On commence à avoir peur de son propre regard, de celui de ses proches… On a peur de ne pas être normal, d’avoir des soucis mentaux, voire de se saboter soi-même, effrayé par notre propre réussite. Avec le temps, on a peur que nos proches ne croient plus en nous, car à force de nous soutenir et de nous voir changer de projets sans arrêt, ils pourraient se dire : “Non mais c’est bon, on ne le/la suit plus parce que de toute façon, ça va pas durer, c’est une nouvelle lubie…”

Le point ici, surtout dans notre société “moderne”, c’est que nous sommes amenés (voir obligés) à rentrer dans un moule, à choisir notre voie, à faire “ce que l’on est amené à faire” sur cette planète, un peu comme si nous naissions avec une mission. Il n’y a aucun souci avec cela, ça convient à la majorité des personnes, et c’est très bien comme ça, surtout que ça fonctionne pour elles. Mais pour les gens comme moi ? Ceux qui sont câblés différemment ? Est-ce que nous sommes “condamnés” à nous ennuyer toute notre vie, à être des “marginaux”, ou alors à juste être des gens qui jonglent entre chômage et petits boulots… ? C’est un peu ce que je me demandais, avant de découvrir la “multipotentialité”. J’ai alors compris que pour que l’équilibre fonctionne, le monde avait besoin des deux profils : les spécialistes, et les multi-potentiels. Ils se complètent et ensemble, ils peuvent tout faire. Alors pourquoi ne pas plutôt accepter ce câblage différent et l’assumer ?

Mais c’est quoi la multipotentialité à la fin ?

Il y a plusieurs “définitions” de la multipotentialité. Cependant, j’aime beaucoup l’idée proposées par les grands penseurs de la Renaissance : il faut embrasser toute connaissance et étudier un maximum de disciplines pour s’épanouir intellectuellement. C’est une conception intéressante.
Plus tard, en 1972, le psychologue Ronald Frederickson définissait une personne multi potentielle comme quelqu’un pouvant être qualifié sur un certain nombre de sujets lorsque son environnement lui en donne la possibilité. Ce mot caractérise les personnes non seulement passionnées mais aussi extrêmement douées ou cultivées dans plusieurs domaines : piano, programmation informatique, cinéma japonais, politique américaine, mythologie nordique…  

Pour résumer : c’est une personne pour laquelle s’intéresser à une seule discipline (ou très peu) est tout simplement impossible. C’est inconcevable pour elle de devenir “un(e) spécialiste”. Elle doit en couvrir plusieurs pour être heureuse. Et comme les choses sont rarement noires ou blanches, il y a souvent deux profils : ceux qui travaillent en simultané plusieurs disciplines et ceux dit “séquentiels”, qui auront tendance à se dédier exclusivement et pleinement à chaque projet de manière consécutive. Bref, vous avez compris le concept. Parfois, ils gardent les mêmes passions pour toujours, parfois pour des années, parfois des mois… Tout dépend des individus. Dans tous les cas, il est difficile pour elles d’être “spécialiste” d’une discipline, puisque travailler de nombreuses disciplines en parallèle n’est pas pareil que de se dédier pleinement à une seule. Malheureusement, très souvent, ces personnes s’ennuient assez rapidement dans la discipline en cours lorsqu’elles en ont fait le tour, et c’est là que les soucis commencent…

Alors vous allez me dire : mais c’est trop cool ! Être intéressé par tout ce que tu découvres, le bosser à fond, devenir bon etc… C’est cool ! Oui et non… Car comme toute chose, il y a un revers de la médaille, et en fonction des personnes, cela peut être plus ou moins difficile… Que ce soit pour la personne concernée, ou ses proches…

Les difficultés d’être câblé différemment…

Tout au long de mon parcours, j’ai essayé bien des choses. Toujours le même schéma, je me lançais dans quelque chose (professionnel ou non), j’allais vers mon objectif et ensuite, je me lassais. Pour donner quelques exemples concrets, je vais faire un méga résumé sans entrer dans les détails (parce que sinon on n’a pas fini…). Plus jeune, mon objectif était de devenir un bon gardien de foot. Après des années, surclassé en -18 ans, j’ai gagné une jolie coupe avec écrit “Meilleur Gardien de la Région” dessus et me suis vu proposé l’opportunité d’intégrer le plus grand centre de formation de ma région avec potentiellement un contrat à la clef. J’ai refusé. J’ai fait du cinéma amateur, j’ai eu la chance d’avoir une offre très avantageuse pour intégrer une grande école de cinéma de l’époque, j’ai refusé. J’ai fait des études de soigneur animalier, j’ai perdu un poste, mais j’en ai gagné un à Tahiti, un dream job, j’ai refusé. J’ai ouvert mon petit studio photo et vidéo, et alors que les clients étaient au rendez-vous, j’ai fermé… Parfois, ma situation personnelle faisait pencher la balance, mais dans 95% des cas, c’est uniquement car je me lassais de mon activité, qui pourtant, ne marchait pas si mal ou m’offrait de belles opportunités. (Oh ! Ah ! Bouhhhh ! … Oui, oui, je sais xD)

Vu de l’extérieur, il est normal que les gens trouvent cette situation étrange, qu’ils se posent des questions. Pourquoi rejeter de telles opportunités ?! On peut nous voir comme des idiots, des arrogants, des lâches et bien d’autres choses, c’est concevable. C’est pour cela d’ailleurs que bien des gens dans cette situation se forcent à rejeter cette multipotentialité et au final, sont frustrés et malheureux. Ce n’est pas par peur que nous arrêtons nos projets, ni par “choix”. Enfin si, il y a bien une peur : celle de s’ennuyer dans notre vie. Nous n’avons qu’une vie, pourquoi se forcer à faire quelque chose que nous n’aimons pas ? Pour l’argent ? Ah oui l’argent… Le fléau de notre Monde… Je n’ai jamais été à l’aise pour parler d’argent mais j’ai bien des choses à dire à son sujet… Mais pas ici, nous verrons ça une autre fois. Reprenons… ^^ On constate alors que si nous nous sentons si mal, si nous nous posons tant de questions, c’est parce que nous ne rentrons dans aucun moule. Et tout ce qui ne rentre pas dans un moule dérange forcément.

J’aimerai juste, pour terminer avec ça, que vous essayiez de vous mettre dans la peau de quelqu’un qui a “ce souci” (qui n’en est pas un, mais passons). Vous mettez toute votre énergie, votre argent, votre temps, vos espoirs dans une discipline que vous pensez sincèrement être celle qui vous est destinée, et du jour au lendemain, après des mois, des années, vous vous rendez compte que ce n’était pas elle… Comme si vous vous étiez saboté de votre propre chef, comme si vous aviez perdu votre temps et loupé LA vraie discipline. Ne seriez-vous pas déçu(e), énervé(e) ? Dites-vous que nous ressentons ce sentiment à longueur de temps.

Pire encore, lorsque nous sommes perdus dans nos sentiments, nous commençons à avoir peur de découvrir et de nous lancer dans des projets : parce qu’après tout, n’est-ce pas encore une discipline qui va nous fasciner pour après nous décevoir ? On tombe alors une nouvelle fois dans cette spirale infernale… Pas facile hein ? Mais alors que faire ? Il m’a fallu un petit moment, voire un très long moment, pour comprendre une chose : il “suffit” d’accepter le fait d’être câblé différemment.

Comment transformer cette “faiblesse” en force.

Comment faire lorsque vous êtes multi-potentiel et perfectionniste ? Laissez-moi vous dire que vous êtes mal barrés… xD Croyez-moi, je l’expérimente au quotidien… Mais il faut se faire violence. Jusqu’à présent, j’avoue avoir été mitigé : d’un côté, grâce à mes parents, ma femme, mes proches, j’ai l’immense la chance de pouvoir faire ce que j’aime et qui rassemble pas mal de mes passions : la création. D’un autre côté, je me sens limité, car pourquoi ne faire “que” ça ?

Si on accepte le fait d’être câblé différemment, autant y aller à fond ! Mais ce n’est pas toujours facile de transformer ça en activité… Alors comment faire… Comment transformer ce que nous prenons pour une faiblesse en force ? Pour être honnête : je n’en sais rien… Tout ça pour ça ! Non, non, ne fermez pas ! xD Je rectifie ma réponse. Je n’ai pas encore la réponse exacte, mais je m’en approche.
Mes recherches m’amènent vers des choses très intéressantes… Et je me suis dit… Pourquoi ne pas faire profiter les curieux(seuses) ou les multi-potentiels un peu perdus comme moi, de toutes ces recherches, de tout ce cheminement, de toute cette route vers “la paix intérieure” comme on peut l’appeler. Pourquoi ne pas vraiment montrer aux gens, à mes proches, aux personnes qui aiment et suivent mon travail, ou ceux qui le connaissent à peine, tout ce que je fais et qu’ils ne voient pas forcément ? Quitte à être multi potentiel et faire des tonnes de choses… Autant les partager non ? En faire une force ? Je ne suis pas spécialiste d’un domaine et alors… ? J’ai quand même pas mal de connaissances, et dans beaucoup de domaines… Beaucoup de domaines qui pourront aider beaucoup de gens… L’altruisme, l’aide aux autres et envers moi-même, voilà mon nouveau chemin.

Cela m’a fait (encore… Ba oui hein, vous vous attendiez à quoi ? ^^) repenser mon activité actuelle. Je vais bien-sûr garder l’Art et ma saga “Les Gardiennes d’Ashima”, je tiens à aller le plus loin possible, l’aventure ne fait que commencer. Mais je vais aussi partager avec vous bien plus de mon quotidien de multi-potentiel afin de, je l’espère, en aider certain(e)s, d’en inspirer d’autres ou encore d’aider à mieux comprendre cette situation. Je ne partagerai plus seulement au sujet mes deux activités principales, mais aussi de tout le reste (oui enfin je parle d’activités utiles, pas de ce que j’ai mangé le midi… ^^). Je vous invite surtout à rejoindre mon instagram, où je posterai bien plus souvent dès que la machine sera lancée (il me reste quelques détails à peaufiner). Ceci ouvre la voie à de nombreuses choses excitantes à mettre en place et qui j’espère, vous permettront de découvrir un peu plus mon travail et m’aideront à le promouvoir. Plus je pourrai aider, plus je pourrai avancer !

Et d’ailleurs, voici mon premier conseil : si vous vous sentez câblé(e) différemment, alors acceptez-le. Vous serez bien plus heureux(se). Attention, je ne dis pas que cela est facile, ni que vous allez pouvoir faire des changements du jour au lendemain (il y a le regard des autres, l’argent, votre situation personnelle, professionnelle, vos connaissances… C’est un long processus…). Mais prenez la décision ! C’est un premier petit pas ! Et c’est petit pas par petit pas que l’on arrive à avancer. Et d’ailleurs tenez ! Autre petit pas : abonnez-vous à mon insta… Parce que je connais cette galère, j’ai déjà pas mal de recul dessus et je vais pouvoir vous apporter des choses !

Vous ne vous sentez pas câblé(e) différemment et vous êtes bien là où vous êtes, mais vous cherchez des moyens d’améliorer votre paix intérieure et de faire aussi de petits changements sur vous ou ce qui vous entoure pour être plus en phase avec vous-même ? Alors un petit pas aussi, abonnez-vous également ! (Oh oui je ne perds pas le nord), parce que ce que je vais partager, ça vous servira aussi ! Promis ! ^^.

Dans tous les, et je termine sur ça, si dans votre entourage vous retrouvez ce schéma chez un de vos proches, ne sautez pas de suite à la conclusion “Oui bon tu te décides, y en a marre là !”. Peut-être que la situation est bien plus complexe et difficile pour lui/elle. Discutez-en et aidez-le/la si vous le pouvez ! Merci.

Bon allez, j’arrête là pour cette entrée, elle commence à être longue et je pense que vous avez saisi l’essentiel. Voilà donc pour cette réflexion sur le sujet. J’espère que ce nouvel axe de travail et de partage pourra m’emmener vers de nouvelles opportunités ! On voit ça très bientôt et j’espère que vous allez faire parti de l’aventure ! Merci et à très vite !

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